Ménopause et prise de poids : comment y remédier ?

Ménopause et prise de poids : ce n’est pas une fatalité !

L’arrêt plus ou moins brutal des sécrétions d’hormones sexuelles au moment de la ménopause entraîne de nombreuses modifications dans l’organisme dont, entre autres, une tendance à la prise de poids. Rassurez vous car si elle est redoutée par bon nombre de femmes, ce n’est pas une fatalité pour autant. En comprenant mieux les mécanismes de cette prise de poids, vous saurez mieux vous en protéger.

A la ménopause, le corps change et les métabolismes aussi

Avec le temps, le corps change. La masse musculaire a tendance à diminuer et la masse graisseuse à augmenter. En temps normal, celle-ci représente environ 20 à 25 % du poids du corps soit entre 10 et 15 kg. Avec l’âge, cela ne s’arrange pas, c’est pourquoi il est normal de constater une prise de poids physiologique et progressive de 5 à 10 kg durant sa vie, et notamment à partir de l’âge de 40-50 ans. Inversement, la masse musculaire baisse. Or, les muscles brûlent des calories même quand on ne fait pas de sport. C’est ce qu’on appelle le métabolisme de base. Ainsi, quand nous perdons du muscle notre métabolisme de base diminue. Nous dépensons donc moins de calories. Mais si nous mangeons toujours autant, nous nous trouvons donc en excédent calorique.  C’est la prise de poids assurée et sournoise de 1 à 2 kilos par an.

Conseils :

  • Ne pas laisser les kilos s’installer, car tout kilo pris pendant la période de ménopause est particulièrement difficile à perdre. Il faut donc agir vite, sans pour autant se précipiter sur des régimes très restrictifs car vous ne feriez qu’accélérer la fonte musculaire. Donc :
  • Pour éviter de prendre du poids, ne sautez pas de repas,faites des repas équilibrés, augmentez votre consommation de légumes et baissez celle des produits sucrés et gras. Évitez l’alcool car par exemple, un verre de vin ou de champagne apporte environ 200 kcal.
  • Si vous avez pris quelques kilos, ne cherchez surtout pas à les perdre en 3 semaines avec un régime sévère et déséquilibré. Remettez vous à manger équilibré, pauvre en sucre et en graisses et tout rentrera dans l’ordre, progressivement.

L’activité physique est souvent trop faible, il faut donc l’augmenter

Si l’activité physique est recommandée pour tous, elle l’est particulièrement chez les femmes ménopausées car elle a deux avantages :
– d’une part, elle permet d’entretenir la masse musculaire et donc de lutter contre son affaiblissement avec l’âge
– d’autre part, elle permet d’augmenter les dépenses énergétiques et favorise donc la perte ou la stabilité du poids sans avoir pour autant à se lancer dans des régimes sévères.

Il vaut mieux en effet bouger davantage et manger un peu de tout, plutôt que d’être et de rester sédentaire et de se lancer dans des régimes hypocaloriques. Il faut donc trouver les occasions et les activités physiques à pratiquer régulièrement et avec plaisir.

Conseils :

Marchez tous les jours environ une heure, d’un pas vif. Si vous achetez un podomètre, faites au moins 10 000 pas par jour. Vous verrez que ce n’est pas évident mais que c’est une question d’habitude et de régularité. Prenez moins la voiture pour des petits déplacements et gardez-vous une heure par jour, pour vous et votre santé. Sachez que comptent également comme activité physique, le vélo, la natation, le jardinage et le ménage (200 kcal par heure, dès lors que l’on passe l’aspirateur).

Faites de la musculation ! Ce sport complet musclera votre corps tout entier, tout en activant le métabolisme et la perte de graisse.

La graisse qui s’installe est une mauvaise graisse

Les femmes ménopausées se plaignent de prendre du ventre. Il est un fait que la graisse qui se dépose en période de ménopause est abdominale. Ceci est lié à la modification du profil hormonal. En effet, avant la ménopause, la graisse à tendance à se déposer sur les cuisses, alors que pendant et après la ménopause, elle se dépose plutôt sur le ventre ! Or, cette graisse est potentiellement responsable de nombreuses pathologies : la montée du mauvais cholestérol, de la pression artérielle, du taux de glucose dans le sang. Elle augmente donc le risque cardio-vasculaire. Elle est en revanche très sensible à l’activité physique et particulièrement la musculation, qui, quand elle est suffisamment intense et régulière, la fait fondre !

Conseils :

Si votre tour de taille est supérieur à 88 cm, alors il faut réagir car ce petit bourrelet ne fera que s’amplifier si vous ne faites rien. Revoyez votre alimentation et votre niveau d’activité physique et faites un check-up santé pour savoir où vous en êtes car c’est au moment de la ménopause que les petits problèmes de santé peuvent commencer à se profiler. Pensez prévention !

Le risque cardio-vasculaire augmente au moment de la ménopause 

Au moment de la ménopause, il est conseillé de connaître son bilan biologique (taux de Triglycérides sanguin, taux de cholestérol HDL et LDL, glycémie) car les anomalies sont plus fréquentes. Parlez-en à votre médecin traitant.

En cas d’anomalie, il faudra donc suivre les conseils nutritionnels. Mais même si ce bilan est normal, veillez de toute façon à éviter les graisses saturées et privilégiez l’huile d’olive, l’huile de colza, les poissons gras (source d’oméga 3 et de vitamine D) dans le cadre d’une alimentation saine riche en fruits et légumes.

Conseils :

  • Mettez un peu moins de beurre sur vos tartines,
  • Prenez plutôt de la crème fraîche allégée à 15 % de matière grasse (MG) au lieu de 40 % de MG,
  • Si vous aimez la charcuterie sachez que le jambon cru et le jambon cuit sont 3 fois moins gras que le saucisson et le pâté,
  • Évitez les produits de grignotage gras et sucrés et remplacez-les par des petites tomates cerise,
  • Essayez de ne pas manger plus d’une ou deux parts de fromage par jour (de 30 g chacune et à pâte dure), éliminez les plats en sauce et les fritures.
  • Diminuez au maximum tous les produits laitiers hors yaourt et fromage blanc

Les os se déminéralisent plus rapidement et le risque d’ostéoporose augmente

En effet, l’absence d’œstrogènes accélère la déminéralisation osseuse. Pour limiter ce phénomène, il faut augmenter les apports de calcium, avoir suffisamment de vitamine D et avoir des activités physiques voire sportives régulières (musculation) et idéalement en plein air (pour profiter du soleil qui fait fabriquer de la vitamine D).

Conseils :

  • Pour le calcium, prenez 1 à 2 produits laitiers par jour, en les variant : fromages, yaourts et fromages blancs. Privilégiez les fromages riches en calcium (les fromages à pâte pressée cuite comme le gruyère, le comté, le Beaufort et le parmesan). Une part de 30g vous permet de couvrir quasiment 30 % de votre besoin quotidien en calcium (en gratin, en dessert, en dés dans la salade composée). Si vous n’aimez pas beaucoup les produits laitiers (le lait de vache est à éviter au maximum), buvez alors une eau riche en calcium (environ 500 mg par litre). Mangez des amandes et divers fruits à coque pour le calcium.
  • Pour la vitamine D, mangez des poissons gras au moins 2 à 3 fois par semaine : saumon (de préférence en darne), sardines (fraîches ou en conserve), maquereaux (frais ou en conserve), harengs. Vous pouvez également consommer des produits laitiers enrichis en vitamine D (lait d’amande).

Globalement voici la structure idéale de vos repas

  • Au petit-déjeuner : café ou thé, 50 à 60 g de pain légèrement beurré (ou avec une matière grasse allégée), 1 ou 2 œufs, un yaourt nature (ou fromage blanc à 20 % de MG au maximum), des noix, un fruit (frais ou en jus),
  • Au déjeuner : une entrée de crudités (vinaigrette à l’huile de colza), une viande grillée ou sans sauce, du poisson ou des œufs avec des légumes et un peu de féculents.
  • Une petite faim dans l’après-midi : un fruit frais, de préférence un ou deux kiwis ou une grosse orange car ils sont riches en vitamine C et peu caloriques, des amandes, 1 yaourt nature.
  • Au dîner : un plat de résistance avec viande ou poisson accompagnés de légumes (et éventuellement un peu de féculents), une part de fromage (ou un yaourt), sans dessert.
  • Boire au moins 1,5 l d’eau dans la journée, pendant et entre les repas.

Il faut essayer de respecter au mieux ces repères sachant que les excès sont bien évidemment autorisés, à condition d’être peu fréquents. Tout est affaire de raison et de bon sens. C’est l’accumulation des excès qui fait grossir !

 

Rémi Coachsenior

Taggé .Mettre en favori le Permaliens.

2 réponses à Ménopause et prise de poids : comment y remédier ?

  1. valérie dit :

    bonjour
    Je suis en pré-ménopause et j’ai pris du poids. Je faisais 2 séances à la salle de sport par semaine . Au mois de mars j’ai du être opéré avec un arrêt de travail de 1 mois. J’ai pris du poids rapidement car c’est d’une jambe qu j’ai était opéré. Je me remets au sport mais dans ce laps de tant , une bouée c’est invité sur mon ventre et mes hanches ? Croyais vous que cela va s’atténuer avec le sport? sachant que je vais au travail en vélo , mais c’est récent .
    Merci
    Valérie

    • Remicoachsenior dit :

      Bonjour Valérie,
      Tout d’abord, merci pour m’avoir contacté. En espérant que le site, encore trop peu développé, vous plaise. D’autres articles sont en cours.
      Que faisiez-vous comme exercices en salle, uniquement du cardio ou de la musculation ou les 2 ? Plus que le vélo qui à terme et pratiqué exclusivement, peut entraîner une fonte musculaire, l’entraînement aux poids est la meilleure activité et la plus complète pour redessiner sa silhouette. Il est normal de constater une prise de poids lors d’un arrêt prolongé ou d’une convalescence mais on peut assez rapidement retrouver une belle forme avec l’association diète et donc la musculation.
      Je suis dispo pour du coaching si vous souhaitez être accompagnée vers vos objectifs.
      Rémi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.